MON HUMEUR DU MOIS

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Un petit mot sur les Cirses et les Chardons



Il y a une différences entre ces deux espèces assez ressemblantes, d’où parfois des confusions. On les différencient par les soies des aigrettes de leurs fruits. Les premières, possèdent des barbes transversales ressemblant au duvet des oiseaux, alors que les Chardons sont simples et lisses.

Les deux plantes font partie de la même famille Les Astéracées, c’est leurs noms latin qui diffèrent. Ce mois ci je parlerai des deux principaux acteurs dans leurs camps: Cirse commun et le Chardon-Marie.



LE CIRSE COMMUN

Le genre Cirsium comporte plus de deux cents espèces Le nom générique latin Cirsium vient du grec κίρσιον ou kirsion, qui veut dire « chardon« . C’est le botaniste allemand Joseph Gärtner (1732-1791) qui caractérisa le genre Cirsium le distinguant du genre Carduus (celui des vrais chardons). Floraison de mai à septembre.



En Médicinal, il agit sur le sang et la fièvre : Il possède des vertus anti-anémiques en raison de sa teneur en fer. Il contient également des molécules proches de la quinine, ce qui lui confère une action fébrifuge.

Très réputé pour sa richesse en minéraux et ses propriétés spécifiques sur la circulation et le métabolisme. Excellent pour le soin des varices: Le nom même du genre, Cirsium, dérive du grec cirsos, terme utilisé dès l’Antiquité par Pline le Jeune pour désigner les varices.



C’est un légume sauvage apprécié pour son goût subtil.

  • Le profil aromatique : Son goût est généralement décrit comme doux, assez neutre mais très agréable. Il ne présente aucune amertume et possède une saveur caractéristique rappelant celle de l’artichaut.

  • La racine pivot : Elle est comestible crue ou cuite. On peut la trancher en rondelles comme des carottes ou la cuisiner comme des pommes de terre. Il est crucial de la récolter durant la première année de la plante (stade rosette), car une fois que la tige monte en deuxième année, la racine se creuse, devient fibreuse et perd son intérêt culinaire.

  • La tige : Lorsqu’elle sort au printemps et qu’elle est encore tendre, la tige peut être cueillie (avec des gants). Une fois pelée pour retirer les parties épineuses, on peut croquer le cœur qui est tendre et savoureux.

  • Les feuilles : Bien qu’elles ne puissent pas être mangées en salade à cause des piquants, elles sont excellentes en soupe ou en gaspacho une fois mixées. On peut les faire bouillir avant de les réduire en purée.

  • Les fleurs et capitules : Les têtes florales peuvent être consommées, notamment en les préparant sous forme de condiments vinaigrés (pickles) après avoir retiré patiemment les épines à l’aide d’un couteau.



Une petite recette à faire:

* Duo de Cirses (2).

Il faut: 12 capitules de Cirses avant épanouissement des fleurs + 1 pincée de Sel + 6 petits Toasts + Beurre + Fleurs de Campanules ou Mauve pour la décoration.

Faire bouillir les capitules pendant 15 minutes dans une casserole d’eau salée. Pendant la cuisson préparez 6 tartines fines beurrées puis égouttez les cirses. Une fois refroidis, enlevez les écailles piquantes pour découvrir une sorte de « fond d’artichaut« , les disposez sur les tartines puis décorer les avec les fleurs choisies.

 

LE CHARDON MARIE

Floraison de juin à août. Ses graines se récoltent à la fin de l’été. Ses feuilles ont des marques blanches qui proviendraient, selon la croyance du lait de la Vierge Marie, d’où son autre nom Lait Notre-Dame.

De nombreuses superstitions étaient attachées à cette plante médicinale: ainsi estimait-on que la consommation du chardon Marie donnait force et vitalité et qu’elle renforçait la virilité des hommes. En Savoie, autrefois, les messieurs qui consommaient beaucoup de cette plante épineuse étaient très recherchés comme amants. Le simple fait de garder sur soi un sachet de semences de chardon Marie était censé stimuler le dynamisme. Et, comme beaucoup d’autres végétaux, il était commun de penser qu’avoir cette plante épineuse à proximité des étables assurait une bonne santé aux vaches et leur faisait produire un lait de très bonne qualité.

Il était autrefois cueilli pour être consommé. La saveur fine de ses capitules et de ses jeunes feuilles était vantée par tous les gourmets qui ne craignaient pas de retirer les épines de la plante. Le chardon Marie s’est ainsi vendu sur les marchés algériens, et, en Angleterre, il a longtemps été considéré uniquement comme une plante potagère ; on y affirmait d’ailleurs que les jeunes pousses printanières de ce chardon, après cuisson, surpassaient en saveur les meilleurs choux !

On donnait aussi autrefois les semences de chardon Marie aux volailles, qui en raffolaient, certainement grâce a l’huile que ces graines contiennent.

Il porte aussi les surnoms de « chardon Notre-Dame«  et « silybe de Marie« . Ces références à la Vierge viennent d’une légende: on raconte qu’entendant les soldats d’Hérode approcher dans leur funeste mission de tuer tous les nouveau-nés, Marie aurait camouflé l’enfant Jésus sous les vastes feuilles de ce chardon et que quelques gouttes du lait maternel auraient alors perlé sur le feuillage. La plante porte encore ces belles marques blanches et affiche ainsi ses vertus protectrices.



Ses principaux effets médicinaux sont :

  • Protection du foie.

  • Stimulation de la vésicule biliaire.

  • Stimulation de la lactation.

  • Antidépresseur.

Autrefois, on consommait les capitules floraux comme des artichauts pour tonifier l’organisme au printemps. Les fleurs étaient utilisées pour stimuler la sécrétion du lait maternel et pour lutter contre la dépression que l’on attribuait aux troubles hépatiques.

Dès l’Antiquité, les Grecs l’utilisaient pour lutter contre les affections du foie. Pline l’Ancien recommandait de mélanger le jus de la plante à du miel pour « éliminer les excès de bile ». Au Moyen-Âge, le chardon Marie était réputé chasser la mélancolie et la « bile noire », autant de maladies que l’on supposait alors dues à des problèmes hépatiques. Au XIXème siècle, l’école éclectique américaine continuait à employer cette plante non seulement pour lutter contre les maladies du foie, mais aussi pour traiter les varices et les troubles menstruels.

De nos jours, il est utilisé pour protéger le foie et stimuler le renouvellement de ses cellules. Il soigne l’hépatite et la jaunisse.

Voici quelques soins tirés de mon livre de Soins :

  • APPÉTIT: Faire infuser et en boire 3 tasses de tisane environ 30 minutes avant chaque repas.

    Fabrication : 20 à 30 g (tiges, feuilles ou fleurs) de la plante dans 1 l d’eau. Infusez et filtrez.

     

  • DIGESTION: Très efficace !! Faire une infusion et en boire 1 tasse par jour.

    Fabrication : Pour une tasse pendre 0,5 g de fruits broyés + 200 ml d’eau, à faire infuser 10 minutes.

     

  • FOIE: Utilisé pour protéger le foie et le stimuler. Contre les infections du foie. Prendre une décoction de graine, en boire 2 tasses par jour.

    Fabrication : Pour 1 tasse utilisez 3 g de fruits broyés + 200 ml d’eau. A faire bouillir 10 minutes et rajouter de l’eau pour remplacer celle évaporée.

     

  • VÉSICULE BILIAIRE: Faire une infusion et en boire 1 tasse 2 à 3 fois par jour.

    Fabrication : Versez 1 tasse d’eau bouillante sur 1 cuillère à café de feuilles. Faire infuser 15 à 20 minutes puis réchauffer.



Pour la Cuisine voir mon Tome 2 et 3.