



Un petit mot sur le Gui
Il appartient à la Famille des Santalacées qui regroupent des arbres, des arbustes et des plantes herbacées. Ce sont des plantes hémiparasites des racines et tiges. Elles développent des racines qui puisent les éléments nutritifs chez d’autres plantes. C’est un parasite formant des bouquets pouvant atteindre 2 à 3 m de diamètre sur les arbres porteurs, il est à feuilles persistantes, à fleurs jaunâtres et à baies blanches. Il vit sur les pommiers, les peupliers et les pins principalement. Sa floraison est de février à avril et sa récolte est en automne.
Ses légendes
Baldr Dieu de la Bonté dans la Mythologie scandinave est tué avec un rameau de gui. Celui-ci étant ensuite confié à la Déesse de l’Amour, c’est pour cela que nous embrassons le 31/12 au soir à minuit sous un beau rameau de gui.
C’est la plante par excellence du Père Janvier (Janus le Dieu aux deux Visages), il adore ce rameau sans racine qui pousse entre ciel et terre, suspendu dans l’espace et le temps. Avec son drôle de rameau et ses boules on dirait un nid d’un oiseau fantastique sorti d’un livre de Tolkien. Le rameau d’Or des Druides est un élixir de vie. Qu’il soit appelé « druildh-lus« chez les Celtes et Gaulois, il devient « L’herbe du druide« en Alsace, puis le « Rameau du Baiser« dans d’autres régions, c’est bien sous sa couronne que l’on s’embrasse pour s’assurer Bonheur, Santé et Prospérité.
Ce sont les Dieux du temps lointain qui l’ont semé sur les branches, au cœur de l’hiver il se cueille et fleurit, on dit que ses baies contiennent l’Essence de Lune.
Jadis le Gui était un bel arbre grand et fort et surtout toujours vert et ses racines étaient étendues sous terre. Lorsqu’il fallut trouver du bois pour la Croix de Jésus, ses bourreaux prirent du tronc de gui, les anges alors lui crachèrent dessus et il fut maudit. Ils le condamnèrent à perdre ses branches et ses racines, à n’être ni un arbre ni un buisson, mais un parasite s’accrochant aux autres arbres pour survivre. Et c’est ce qu’il fait….
Lorsque parfois il est sur un chêne, alors selon la croyance druidique (c’est leur Arbre-Roi), il devient alors tout puissant et chargé d’enchantement et d’immortalité. Au cri de « Gui l’An neuf« on le coupait avec une serpe d’or lors des cérémonies religieuses, puis ensuite on le mettait dans un drap immaculé,on le plongeait dans des eaux pures puis on en brûlait (Rameaux) pour les Dieux. Ses fumigations transportaient, alors, les esprits dans les Cieux. C’est à cause de cela que l’Église le considère comme une plante sorcière bannie. Pourtant il guérit de beaucoup de chose, protège de la foudre, chasse les sortilèges, favorise l’accomplissement des rêves. Pendu au-dessus d’un berceau, son bouquet empêche l’enlèvement d’un enfant par des fées et son remplacement par un démon.
Soins médicinaux
Ses baies sont toxiques, ne l’utiliser que sous contrôle médical. Déconseillé aux femmes enceintes et allaitantes.
Il soigne la coqueluche, la ménopause, l’artériosclérose, les problèmes génitaux féminins, les gelures et les crevasses. Il fait baisser la tension artérielle et régularise le rythme cardiaque. Anxiolytique et hypnotique à faible dose, il soulage angoisse, maux de tête et stimule la concentration. On le prescrit contre l’épilepsie et l’hyperactivité chez les enfants.
En médecine Anthroposophique (Fondée en 1920 par Rudolf Steiner, la maladie viendrait du Karma et des Réincarnations), on le recommande pour traiter le cancer (Extraits de Baies en injection).
Il existe des recherches en cours sur l’efficacité du gui sur le cancer, les Viscotoxines ralentiraient le développement des tumeurs et stimuleraient les défenses immunitaires. Tout cela reste à prouver, bien sûr..