MON HUMEUR DU MOIS

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Mon humeur en Septembre



On me demande souvent comment reconnaître le Sureau Noir de son cousin le Yèble, voilà une petite explication qui vous aidera à les différencier lors de vos balades.



Le sureau yèble ou hièble (Sambucus ébulus) est la seule variété qui est TOXIQUE. C’est en raison de ses propriétés vomitives et laxatives très puissantes. C’est une herbacée rhizomique, qui donne une tige unique et ensuite une grappe dont les fruits ont un goût très amer et son odeur est très désagréable en fin d’automne lors du pourrissement de cette herbacée. En comparaison le sureau noir (Sambucus nigra) est arbuste ou un arbre.

Les fleurs de sureau yèble ont des anthères rosées alors que celles du sureau noir sont plutôt blanches/crèmes.

Les baies du sureau yèble en grappes sont toujours dressées vers le ciel en haute de tige, elles sont toxique sauf pour les oiseaux. Celles du sureau noir sont penchées vers le sol à maturité, elles sont consommables en gelées et sauces.

Par ailleurs, le sureau yèble a une floraison tardive fin juin-juillet et est une petite plante de seulement 0,70 m à 1,50 m de hauteur qui disparaît en hiver. Il a le même habitat que le sureau noir mais ce dernier est un arbuste ou un arbre de 4 à 5 m de hauteur qui garde son bois en hiver.



LE SUREAU YÈBLE ou HIÈBLE

Il appartient à la famille des Adoxées (Ex Caprifoliacées). Récolte de septembre à novembre.

Il est apprécié pour ses propriétés diurétiques (Il augmente la sécrétion des urines), sudorifiques (Il fait transpirer) et purgatives (Favorise le transit intestinal). Ses fleurs sont utilisées contre la grippe, les bronchites et les maladies infectieuses. Ses feuilles, ses baies séchées et l’écorce des racines sont employées pour lutter contre les néphrites (maladies rénales), les oliguries (sécrétion d’urines insuffisante), les œdèmes et la constipation. En usage externe, l’hièble sureau est efficace contre les plaies et les contusions. Son action ressemble à celle de l’Arnica.

Cette plante est contre-indiquée pendant la grossesse et l’allaitement. Elle ne doit pas être administrée aux jeunes enfants, aux personnes qui ont les intestins fragiles, à celles qui souffrent d’une colopathie (maladie du côlon) ou en cas de diverticules.

Le sureau yèble en teinture

  • Les baies fraîches, mises à macérer pendant au moins 3 jours voir même mises à fermentées 10 jours en amont, puis écrasées et pressées seront ensuite mises à filtrer afin d’en obtenir le jus : la matière première essentielle à la teinture qui sera allongée avec de l’eau, et à laquelle seront alors ajoutées les fibres mordancées et rincées. La préparation doit être ensuite mise à bouillir au moins pendant une heure, sans jamais atteindre toutefois le seuil d’ébullition puis laisser tiédir le tout avant de sortir les fibres, rincées et mises à séchées ensuite : des couleurs allant du mauve au violet grâce aux teneurs élevées en anthocyanes (cyanidine), de puissants antioxydants pour notre santé, d’ailleurs, que contiennent les baies. L’ajout de 2 verres de vinaigre pour 5 litres de jus peut également délivrer une couleur brun rouge, l’ajout de lessive de cendre ou d’une cuillère à soupe de sulfate de fer à la fin du bain, permettant d’obtenir, quant à lui, une couleur virant vert sapin.Enfin, les baies laissées à fermenter dans une proportion d’un 1/3 pour 2/3 d’eau, ce pendant 15 jours et à une température de 30°C, permettront d’obtenir un jus qui une fois mis en contact avec les fibres lavées et humides donneront des nuances allant des mauves au rose sans aucun recours à un additif.

  • Les baies ne sont pas les seules substances présentant un intérêt en matière de teinture bien que majoritairement employées : les jeunes rameaux ainsi que les feuilles donnent par décoction de jolis jaunes aux teintes douces.

  • En Écosse, l’écorce de sureau demeure la partie employée afin d’obtenir des teintes noires.

LE SUREAU NOIR

Floraison de mi à juin et récolte d’août à septembre.

Le genre SABUCUS compte une vingtaine d’autres espèces qui appartiennent toute à la famille des Adoxées. Il existe 150 variétés de Sureau.

Outre son usage culinaire et médical, il est employé dans la fabrication des flûtes depuis l’antiquité (les druides et les patres s’en servaient). C’est grâce au bois creux de ses jeunes rameaux. Son purin est utilisé pour traiter le mildiou et les pucerons.

Ne pas en donner à une femme qui allaite et qui est enceinte. Il soigne les brûlures. Excellent pour faire tomber la fièvre. La goutte. La grippe avec des courbatures et celle des enfants de 0 à 6 ans. Le rhume des foins. La trachéite. L’urticaire.

Le Purin de Sureau:

Il peut servir d’engrais, de répulsif et d’insecticide.

Il vous faut: 1 kg de feuilles + 10 l d’eau de pluie (celle du robinet est pleine, souvent, de chlore).

Placez les feuilles au fond du récipient, ajout de l’eau et fermeture. Faire macérer le tout 2 à 3 jours pour l’engrais ou le répulsif et 10 jours pour l’insecticide (Pour lui on peut ajouter si l’on veut, les fleurs et les fruits).



  • Utilisation du purin comme engrais : Diluez le à 10% (1l de purin pour 10l d’eau de pluie). Arrosez bien les plantes qui en ont besoin pour stimuler leur croissance.

  • Comme insecticide : Pulvérisez le pur sur les plantes tous les 8 jours en cas d(attaque. Les pulvérisations, se font bien sur uniquement par temps sec. Il est efficace contre le puceron, la chenille et l’altise.

  • Comme répulsif : Arrosez les racines des végétaux avec le purin pur pour les protéger. Il est fort contre les campagnols, les taupes, les mulots et les pucerons.