UN PETIT PLUS……

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Un petit mot sur l’Aigremoine et le Bouillon blanc

 

L’AIGREMOINE EUPATOIRE

On la nomme aussi Thé du Nord ou Herbe de Saint Guillaume.

Floraison de juin à septembre.

Elle appartient au genre AGRIMONIA qui compte une cinquantaine d’espèces et elle fait partie de la Famille des Rosacées.

Utilisée depuis l’Antiquité pour ses vertus médicales et ses propriétés tinctoriales, qui sont encore appliquées, de façon artisanale, pour colorer la laine en jaune d’or. Dans certaines région du Nord de la France, son infusion au goût agréable est traditionnellement consommée en tant que boisson tonique astringente.

Actuellement, on lui reconnaît, notamment en phytothérapie, des propriétés astringentes, anti-inflammatoires et cholagogues. C’est pourquoi on utilise par voie orale les sommités fleuries principalement, mais aussi les feuilles fraîches.

On peut les consommer sous diverses formes : gélules de poudre, teinture mère homéopathique, infusion… L’Agrimonia aide à combatte des problèmes digestifs (digestions difficiles, diarrhées légères) et circulatoires (hémorroïdes, insuffisance veineuse).

En usage externe (sous forme de décoction en gargarismes, compresses, lotions…), on l’emploie pour lutter contre les inflammations bucco-pharyngées, des irritations ou démangeaisons de la peau ou des problèmes veineux, dont les hémorroïdes. C’est ainsi qu’elle entre dans la composition de certaines crèmes dermiques à usage cosmétique.

Conseil : pour un usage frais et quotidien, sommités fleuries et feuilles peuvent être récoltées en juillet-août, période où elles seront le plus chargées en principes actifs. Il vaut mieux les consommer rapidement, car saveur et parfum diminuent rapidement en séchant. Par contre, attendez l’automne si vous souhaitez les conserver en les faisant sécher.

 

LE BOUILLON BLANC ou MOLÈNE

Le genre VERBASCUM regroupe plus de 350 espèces généralement bisannuelles ou vivaces, le Bouillon est le genre sauvage le plus connu.

Floraison de juin à septembre.

Les molènes sont utilisées depuis l’antiquité en phytothérapie, mais c’était aussi des plantes magiques qui conjuraient les malédictions. Au Moyen Âge une méthode d’extraction des sucs permit de lutter contre la goutte.

Le nom Verbascum a pour racine latine Verbena et le nom commun de molène prend sa source dans l’adjectif ancien mol pour mou comme les feuilles de ces plantes. De nombreux noms communs auront été attribués aux molènes : herbe de Saint Fiacre, Cierge de Notre Dame, fleur de grand chandelier, bonhomme, oreille de St Cloud, queue de loup, Tabac du diable…

De nos jours c’est un remède spécifique pour les bronchites et les trachéites. Il soigne aussi parfaitement la toux. Préparée en infusion les feuilles et les fleurs réduisent la formation des mucosités bronchiques et favorisent leur évacuation. En Allemagne ont fait macérer les fleurs dans de l’huile d’olive, ce qui en résulte sert de médicament contre les infections et les hémorroïdes.