UN PETIT PLUS……

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Un coup de flash sur des plantes ou une famille…….

Un petit mot sur l’Argousier, le Cormier et le Sorbier des Oiseleurs

 

L’Argousier ou Saule Épineux

Connu pour ses haies défensives et épineuses en hiver. Sa récolte est d’octobre à décembre.

Il appartient à la famille des Eléagnacées comprenant 50 espèces réparties en 3 genres. On y trouve l’Argousier, l’Olivier de Bohême et l’Eleagnus panaché. C’est un arbre épineux à feuilles caduques, à rameaux étalés et à feuilles alternes rousses et argentées et avec des fruits orangés. Ses fruits sont bourrés de Vitamines C et sont excellent en confiture.

Traditionnellement, les Tartares et les Sibériens consommaient les baies avec du lait et du fromage, ils en faisaient également de la confiture.

Il soigne les crampes d’estomac et la varicelle. Ses baies ont une haute teneur en Vitamines C, on s’en sert pour accroître la résistance de l’organisme aux infections. Elles sont astringentes, du coup, on les utilise en décoction pour traiter les irritations et éruptions cutanées.

NB :

Recettes de cuisine dans Tome 2, mon livre.

Soins contre les démangeaisons de la varicelle, dans mon Livre De Soins.

 

PETITS PLATS DU MOIS (Recette d’un vinaigre à l’Argousier)



Le Cormier ou Sorbier domestique (Sorbus Domestica)

Il devient de plus en plus rare en France, à cause du remembrement qui a détruit pas mal de haies.

Il appartient à la famille des Rosacées.

Sa moisson est de septembre à octobre, ainsi que sa taille.

Il se reconnaît à son port en forme de colonne, son feuillage est caduc (s’apparente aux autres Sorbiers) avec des feuilles pennées mesurant entre 10 et 20 cm. En automne sa couleur vert foncé devient dorée (assez joli dans un vase). Ses fruits les Cormes paraissent être des poires sauvages, on les nomme parfois Poirettes. Il est comestible, mais comme la nèfle il doit toujours se consommer blet (en général les fruits tombent parterre). Ses baies sont très riche en Vitamine C.

Voici une petite recette de confiture :

Versez, dans une bassine à confiture, des cormes blettes. Recouvrez d’eau et menez le tout à ébullition. À partir de celle-ci, maintenez la cuisson pendant 5 minutes. Passez ensuite les fruits dans un moulin à légumes, grille moyenne, afin d’éliminer les peaux et pépins. Pesez la pulpe obtenue et mêlez-la au sucre (à raison de 750 g pour 1 kg de purée). Délayez éventuellement avec quelques cuillères d’eau si vous trouvez la pulpe trop épaisse. Faites cuire une vingtaine de minutes avant de verser dans des pots que vous refermerez hermétiquement.

Elle charme par sa texture très onctueuse. N’hésitez pas à faire varier sa saveur en ajoutant des zestes de citron, d’orange, de la cannelle…

Aujourd’hui, en gemmothérapie, le sorbier est principalement connu pour son action sur le sang et le système veineux. En effet, il constitue un excellent fluidifiant sanguin et réduit la viscosité du sang (résistance du fluide à l’écoulement) qui, si elle est trop élevée, conduit à une diminution d’oxygénation des tissus et, à terme, un risque de thrombose (formation de caillot sanguin dans les veines). Au niveau veineux, le macérât de sorbier a une action anti-inflammatoire, régénérante et tonique. Il stimule également le retour veineux, l’étape de la circulation sanguine pendant laquelle le sang remonte en haut du corps pour reprendre de l’oxygène. Grâce à son action sur le sang et les veines, il lutte contre les pathologies dues à une mauvaise circulation comme les varices, les pieds froids, les hémorroïdes, les ulcères variqueux, les migraines mais aussi la sensation de jambes lourdes ou les phlébites.

Il combat aussi les bourdonnements d’oreille (acouphènes).

Le Sorbier des Oiseaux (Sorbus Auncuparia)

Fait partie de la famille des Rosacées qui réunit 3370 espèces réparties en plus d’une centaine de genre. On peut compter parmi ces plantes des médicinales comme l’Aubépine, l’Églantier, le Coing, l’Aigremoine et le Prunellier. C’est un arbre à feuilles caduques et à fruits rouge-orangés qui fait souvent environ 12m de haut. Sa récolte est d’octobre à Novembre.

Ses longues feuilles allongées sont composées de 15 à 17 folioles lancéolées (7 à 8 paires + 1 terminale) entièrement et finement dentées. Vert foncé dès leur apparition au printemps, elles prennent à l’automne de jolis tons jaune orangé. Celles-ci donnent pendant l’été des grappes de petites baies charnues qui deviennent rouges ou jaunes à maturité à l’automne. Ce sont les sorbes, très décoratives et persistant une bonne partie de l’hiver. Les oiseaux s’en nourrissent volontiers. Ces fruits très âpres et toxiques lorsqu’ils sont verts ne sont pas comestibles en l’état. Cependant, on les utilise traditionnellement, bien mûrs et cuits, pour confectionner des confitures, des gelées ou des liqueurs.

Dans le Dictionnaire de Trévoux , (1704-1771) les sorbes avant leur maturité sont astringentes et arrêtent parfaitement les vomissements et les maux de ventre. Le fruit a servi à la fabrication de conserves et de boissons alcoolisées.

Il soigne l’angine. Consommé en confiture ou en infusion, il est excellent contre la diarrhée et les hémorroïdes. Très riche en vitamine C il possède des vertus antiscorbutiques et est très connu du monde rural pour cela. En gargarisme contre les maux de gorge et en douche vaginale contre les pertes blanches.

Ôtez les graines toxiques avant d’utiliser le fruit. Aucune utilisation pour les femmes enceintes et enfants. Les sorbes crues sont vomitives et toxiques mais inoffensives une fois cuites.



NB :

Recettes de cuisine dans Tome 2, mon livre.

Soins contre les démangeaisons de la varicelle, dans mon Livre De Soins.


PETITS PLATS DU MOIS (Excellente confiture)