MON HUMEUR DU MOIS

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Mon humeur en Octobre

 

Lors de mes balades, je vous parle souvent de la différence entre deux arbres avec une jolie petite phrase mnémotechnique, c’est sur Le Charme et le Hêtre.

Le Charme d’Adam est d’être à poils.

 

Le Charme

Il est utilisé pour former des haies. Il appartient à la famille des BETULACEES.

Ses fleurs passent l’hiver sur l’arbre sous forme de boutons. Il présente des feuilles dentées et plissées, vert tendre. Son nom BETELUS vient d’une autre ressemblance, le Bouleau. Il est d’ailleurs appelé, parfois FAUX BOULEAU.

Son bois est très dur et est souvent utilisé pour le chauffage. Les romains l’usitaient pour la fabrication de leurs chars. Les jougs de bœufs dans nos campagnes, sont souvent confectionnés avec et on le retrouve dans de nombreux manches d’outils et dans les roues de moulin.

Le Hêtre

Il est aussi présent dans nos bosquets et taillis. Il vient de la famille des FAGACÉES, son genre FAGUS compte une dizaine d’espèces. Il vient du francisque HESTER qui signifie « Jeune arbre« . En ancien français, il porte le nom de « Fou« . FAGUS, son appellation latine veut dire « Manger«  (son fruit est comestible et excellent en salade).

Les feuilles mesurent en moyenne 6 à 7cm sur 4 à 5cm, elles sont cillées sur les bords et non dentées, ce qui les distingue des feuilles de Charme avec lesquelles on peut parfois les confondre. Son bois est apprécié en ébénisterie et en menuiserie. En sylviculture, on l’emploie pour fabriquer de la pâte à papier, de la créosode (Agent chimique employé pour protéger les poteaux électriques et les traverses de chemin de fer. C’est un mélange d’huile extraites de charbon, de goudron ou de plante. Il avait une excellente réputation pour cela et au Moyen Age on en usait pour se soigner) et en bois de chauffage.

Son écorce est arguée pour ses propriétés antipyrétiques (remplacement de celles du Quinquina) contre le paludisme et la malaria. En vermifuge. Grâce à son usage antiseptique, il soulage les affections pulmonaires. On préparait l’écorce sous forme de décoction (30 g par litre d’eau, à faire bouillir puis réduire de moitié), on en prenait 2 tasses par jour. Les feuilles étaient appliquées sur les enflures et ampoules. On les mâchait pour les gerçures aux lèvres et les douleurs aux gencives. (Voir mon livre de Cuisine Tome 1 et 2 + Soins).