Un coup de flash sur des plantes ou une famille…….

Un petit mot sur les Quercus de la famille des Fagacées ou tout simplement sur le Chêne.

Qu’il soit vert, blanc, rouge, à feuillages persistant ou caduc, c’est un arbre majestueux en foret comme en jardin. Il est souvent considéré comme un roi et de nombreuses légendes lui sont affiliées. 

Le genre QUERCUS comprend 400 espèces qui font partie de la famille des Fagacées le chêne est un nom vermaculaire (courant).

QUERCUS PALUSTRIS ou Chêne des Marais

Aussi appelé Chêne Épingle. Son nom vient du latin « Palustris » qui signifie Marais.

Il est originaire de l’Amérique du Nord et du Canada. Introduit en Europe en 1770 dans les parcs car son feuillage est très coloré.

Il fournit un bois au cœur brunâtre et à l’aubier presque blanc qu’on utilise dans la production de meubles. Il est très utilisé à titre ornemental grâce à ses belles couleurs. 

QUERCUS PETRAEA ou Chêne Rouvre

Aussi appelé Chêne Sessile et Chêne Noir.

C’est souvent lui que l’on voit dans nos forets, on peut l’utiliser aussi dans la culture truffière.

Il est présent en Europe, très peu dans le sud de la France.

Il est utilisé comme bois de chauffage mais aussi en ébénisterie pour la fabrication des meubles et des tonneaux.

QUERCUS SUBER ou Chêne Liège

Il est exploité pour son écorce qui fournit le liège d’où son nom.

Le nom spécifique « suber » est le nom du liège en latin. Une forêt de cet arbre s’appelle une suberaie. Tout savoir sur le liège.

QUERCUS ILEX ou Chêne Vert

Aussi appelé Chêne Vert et Chêne Truffier.

On le nomme aussi Chêne Faux Houx, car ses feuilles « ressemble » au fragon. Il est présent sur le pourtour méditerranéen mais il va jusqu’en Bretagne.

C’est un excellent partenaire pour la truffe et c’est souvent lui qui est cultivé dans les régions truffières. Tout sur la truffe noire ou blanche.

QUERCUS ROBUR ou Chêne commun

On le nomme aussi Chêne pédonculé et Chêne anglais.

On le trouve en Europe et en Amérique du Nord.

Il est utilisé dans l’ameublement, la tonnellerie, la construction navale et les habitations. Excellent bois de chauffage.

En Europe, il était l’arbre sacré des druides. D’autres légendes sur cet arbre.

 

Attention : Ne pas utiliser absorber d’écorce pendant plus de 4 semaines d’affilée.

On l’utilise pour ses propriétés astringentes (glands, feuilles et écorce).

En décoction son écorce est usitée contre les maux de gorge et l’angine.

On l’applique en onguent ou en lotion pour soigner les hémorroïdes, les fissures annales, les petites brûlures et les affections de la peau.

Beaucoup moins utilisée contre la diarrhée, la dysenterie et les saignements du rectum.

L’écorce en poudre sert contre l’eczéma (elle assèche la zone atteinte).

ECZÉMA: Faire une compresse d’écorce et la poser sur les zones douloureuses.

Fabrication: Faire bouillir 1 à 2 cuillères à soupe d’écorce hachée pendant 15 minutes.

Quant à des recettes de cuisines, vous en trouverez dans mon livre Tome 1.

Une jolie légende bretonne sur le chêne.

 

On raconte qu’une nuit de Novembre dans la Forêt de Brocéliande, dormaient des charbonniers. Le plus petit et le plus jeune, celui qui était le plus malléable avait comme mission de garder le feu allumé pour que ses compagnons dorment bien. Il avait en vain essayé de lutter contre le sommeil pour le faire, mais Morphée avait été plus fort. Il se réveilla, quand même, quand il eut froid et là malheur le feu était éteint, il souffla comme il put sur les braises mais rien . Si ces compagnons s’en apercevaient il était bon pour une sacrée raclée, il décida d’aller emprunter des tisons à d’autres carbonaro qui étaient dans le coin, il vit au dessus des ramures, des flammes si hautes et si belles qu’il se dirigea vers le lieu illuminé en se disant qu’entre homme de bois on ne lui refuserait pas d’aide.

En s’approchant, il vit des flammes de toutes les couleurs de l’arc-en-ciel, il savait que toutes les nuits dans cette forêt de légende, les divinités des bois se réunissaient. Il se vit bientôt entouré et surtout entraîné par des nymphes échevelées et des sylvains cornus dans une clairière, en face d’un immense bûcher devant lequel était assis sur un roc un géant. Il était couvert de lierre, sa tête était entourée de rameaux et une longue barbe de lichen glissait vers ses pieds (ressemblant à des racines).  

Que désires tu? Dit le roi des chênes.

Juste quelques braises pour rallumer le feu que j’ai laissé s’éteindre, si mes compagnons le voient ils vont me battre.

C’est bon, pique dans le feu, prends une bûche embrasée et fais en bon usage, que je ne te revois pas.

 

Le petit fit comme lui avait ordonné le Roi Vert, le remercia et retourna à son campement. Une fois arrivée, il mit la bûche au milieu des charbons éteints et une belle flambée jaillit. Le lendemain matin, une fois la soupe cuite et ses comparses partis, il fut attiré par un scintillement. Il se pencha et vit dans les cendres un énorme lingot d’or. Il alla le vendre sur Paris et mena la grande vie mais toute bonne chose à une fin et il se retrouva ruiné (tout fut brûlé en une nuit plus rien….).

Il retourna tout penaud dans la forêt de son enfance et attendit que minuit sonne pour aller, encore une fois et malgré l’interdiction, voir le grand roi.

Que veux-tu cette fois? Dit il en voyant une main quémandeuse avancer. Je t’avais dit de jamais revenir, il me semble?

Quelques braises pour rallumer un feu sinon mes maitres vont me frapper.

Bien nous allons voir si c’est vrai, enfonce cette pique dans le feu et tâche d’en retirer une bûche.

L’ex petit charbonnier fit cela, mais il eut beau tirer de toutes ses forces, rien ne vit et ses mains semblaient rivées à l’outil (au fer brûlant surtout). Tout le monde entendit son cri lorsque les flammes montant le long de ses bras le dévorèrent tout entier.

Le matin, ce n’était plus qu’un monceau de cendre sur lequel avait poussé un petit chêne tout rabougri que l’on voit encore dans la forêt et qui porte le nom « d’arbre du charbonnier ».